Sans eux, je ne suis plus moi.

Sans eux, je ne suis plus moi.
Je prend une nouvelle feuille blanche, saisis mon stylo, et l'angoisse surgit : je n'arrive plus à écrire. Fini le temps où les mots sortaient sans retenue, presque automatiquement, et où mon coeur s'exprimait sans complexe; depuis deux jours, plus rien ne sort, et ma tête est prête à exploser sous la pression de mes maux. Je tente d'écrire, j'échoue, je réessaye, nouvel échec : plus aucun sentiment ne se laisse attraper pour que j'écrive sur lui, ils ne se laissent plus faire, j'ai peur qu'ils soient bridés, ou peur d'en être dénué, car sans eux, je ne peux plus écrire.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 14:15

Modifié le mardi 08 septembre 2009 12:53

" Every days which pass call back to me a little more that I miss you. "

" Every days which pass call back to me a little more that I miss you. "
Je te narine je te chevelure. Je te hanche. Tu me hantes. Je te poitrine, je buste ta poitrine puis te visage. Je te corsage. Tu m'odeur, tu me vertige. Tu glisses. Je te cuisse, je te caresse. Je te frissonne, tu m'enjambes. Tu m'insuportable. Je t'amazone. Je te gorge, je te ventre. Je te jupe. Je te jarretelle, je te bas, je te Bach. Oui je te Bach pour clavecin sein et flûte. Je te tremblante. Tu me séduis tu m'absorbes. Je te dispute. Je te risque, je te grimpe. Tu me frôles. Je te nage. Mais toi tu me tourbillonnes. Tu m'effleures, tu me cernes. Tu me chair cuir peau et morsure. Tu me slip noir. Tu me ballerines rouges. Et quand tu ne haut-talon pas mes sens, tu les crocodiles. Tu les phoques, tu les fascines. Tu me couvres. Je te découvre, je t'invente. Parfois tu te livres. Tu me lèvres humides. Je te délivre, je te délire. Tu me délires et passionnes. Je t'épaule, je te vertèbre, je te cheville. Je te cils et pupilles. Et si je n'omoplate pas avant mes poumons, même à distance tu m'aisselles. Je te respire. Jour et nuit je te respire. Je te bouche. Je te palais, je te dents, je te griffe. Je te vulve, je te paupières. Je te haleine, je t'aine. Je te sang, je te cou. Je te mollets, je te certitude. Je te joues et te veines. Je te mains. Je te sueur. Je te langue. Je te nuque. Je te navigue. Je t'ombre je te corps et te fantôme. Je te rétine dans mon souffle. Je t'écris. Tu me penses.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 10:43

Modifié le lundi 26 octobre 2009 16:36

" Et pour ta question de tout à l'heure, la réponse est non ... j't'aime pas, j't'ai jamais aimé ... regarde moi ... j'ai une tête à t'aimer ? j'ai une tête à t'aimer ? " .

" Et pour ta question de tout à l'heure, la réponse est non ... j't'aime pas, j't'ai jamais aimé ... regarde moi ... j'ai une tête à t'aimer ? j'ai une tête à t'aimer ? " .

« je hais ta façon de me parler, et la couleur de tes cheveux. je hais ta façon de conduire et de me regarder dans les yeux. je hais tes stupides bottes d'armée et ce que tu devines en moi. je te hais au point d'en crever et même de te tuer parfois. je hais ta façon d'avoir raison, tes histoires inventées. je te hais quand tu me fais rire, davantage quand tu me fais pleurer. je te hais quand tu n'es pas là et que tu es dieu sait où. mais je hais surtout de ne pas te haïr, ni un seul instant, ni une seule minute, ni même du tout . »

# Posté le samedi 08 novembre 2008 14:37

Modifié le mardi 27 octobre 2009 10:20

I'm addicted to you . You know you are toxic ?

I'm addicted to you . You know you are toxic ?
" Les femmes sont prêtes à tout pour aimer, y compris à faire l'amour.
Les hommes sont prêts à tout pour faire l'amour, y compris à aimer."

# Posté le samedi 23 août 2008 08:54

Modifié le mardi 08 septembre 2009 12:58

(L)

Elle s'appelle Amy, elle n'a pas encore quinze ans et passe ses nuits à trainer dans Paris avec ce qu'elle appelle "ses amis". Son dealer est son dieu, sa coke est son pain quotidien. Elle se saoule, se drogue et couche pour oublier qu'elle n'est pas celle qu'elle aurait aimé. Elle couche avec n'importe qui, n'importe où et n'importe quand. Elle fait semblant de ne pas pouvoir avoir de sentiments alors qu'au fond, elle souffre un peu plus à chaque fois qu'un garçon la regarde. Parce que quand ils la regardent c'est comme un objet, un objet qu'on utilise et qu'on jette après comme un vulgaire préservatif. Il est déjà vingt-deux heures et ce soir encore Amy va en soirée. Elle ne sait même pas qui l'a organisée. Mais vu sa réputation de fêtarde elle a bien-sûre été invitée. Elle se prépare pendant une heure. Enfile les vêtements qui la mettent le plus en valeur : un string, un Cheap et un simple débardeur. Elle n'a pas besoin de beaucoup pour faire fureur. Elle met sa plus belle paire de Louboutin, se met un peu de rouge et finit par appliquer ses faux cils. Il est vingt-trois heures : il faut qu'elle file. Comme à son habitude, elle boit un verre, puis deux, puis sept. Elle danse, elle s'amuse comme jamais. Elle va se frotter contre des inconnus et se fait peloter par un mec. Il doit avoir cinq ou six ans de plus qu'elle mais canon comme il est, elle ne peux rater une occasion pareil. Elle se laisse entraîner. Il l'amène dehors. Il n'y a personne à part un clochard et une nana complètement saoul qui vomis derrière une poubelle. Ils vont un peu plus loin. Elle se laisse entraîner, le laisse faire. Elle ne connait pas encore son nom. Lui non plus ne connait pas le sien et s'en fiche bien. Il ne prend pas le temps de l'embrasser, de l'a caresser, ni même de la déshabiller. Il l'a met simplement par terre et baisse vulgairement son jean. Amy a essayé de s'échapper, de l'empêcher de la toucher mais à force de lutter, l'homme n'a pu résister et a finit par la tuer. C'est triste mais Amy a finit par crever sur un trottoir la bouche ouverte, le string baissé. Enfin bon, tel était son destin.
(L)

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 10:54

Modifié le mardi 08 septembre 2009 13:08